La ligne à main (manuelle LHP ou mécanisée LHM)

C'est la technique de pêche la plus simple : elle est composée d'une ligne de pêche équipée généralement d’un seul hameçon appâté ou de quelques hameçons. L'appât est parfois du « vif », en utilisant des appâts vivants conservés dans un vivier, mais le plus souvent c'est un petit pélagique entier (pêche cavale ou bancloche), que le pêcheur aura pêché lui-même très tôt le matin près de la côte, en utilisant une ligne à main munie de plusieurs tout petits hameçons ("mitraillette").

Le pêcheur se rend ensuite plus au large sur sa zone de pêche, et la ligne de pêche est filée à
la main ou au moyen d'une canne avec un moulinet manuel, jusqu'à la profondeur voulue par le pêcheur depuis son
navire en dérive. Il peut alors cibler les espèces pélagiques en pleine eau (thons, marlins,
bonites…) ou les espèces démersales (vivaneaux, mérous…) près du fond, selon
la saison. C’est une technique considérée comme particulièrement
sélective, car elle ne permet la capture que d’un nombre limité de poissons par
« coup de pêche », et elle peut être pratiquée depuis des barques
faiblement motorisées.
Plus récemment, la pêche au jig s'est beaucoup développée, pour cibler autant les pélagiques que les démersaux, dans une optique autant d'efficacité que de pêche sportive: c'est une pratique pour éprouver des sensations fortes, éprouvante physiquement, qui consiste à laisser tomber son leurre équipé de plusieurs hameçons en profondeur, puis de l'agiter de haut en bas très rapidement, pour rendre le leurre attractif pour les prédateurs en profondeur.

Depuis quelques
années, des moulinets ou treuils électriques (plus rarement hydrauliques), dites "lignes mécanisées", permettent de remonter encore plus rapidement de plus grandes longueurs de
lignes, et d’accéder à des plus grandes profondeurs, notamment pour cibler les
espèces démersales profondes. Les lignes sont alors le plus souvent équipées de plusieurs hameçons appâtées de laizes de bonite, jusqu’à une douzaine par ligne.
