Depuis l’embouchure des rivières jusqu’aux eaux froides des mers australes, des « lagons » et zones côtières jusqu’au grand large autour de l’île et jusque dans le Canal du Mozambique, ce sont des hommes et des navires qui exercent une variété de pratiques de pêche lesquelles participent à la souveraineté alimentaire des réunionnais, et à sa richesse par l’écoulement local, créateur de valeurs et d’emplois, ainsi qu’à l’international avec l’exportation de ses produits sur les marchés mondiaux, en congelé et en frais.

Le point commun de toutes ces filières est une véritable approche de pêche responsable et durable : des pratiques artisanales à petite échelle, des lignes à main et des pièges en bambou, des petits filets manœuvrés en équipe, aucun chalut ou filet tracté, des pêches pélagiques et démersales uniquement pratiquées à l’hameçon, pour une variété d’espèces suivies et déclarées, selon la stricte règlementation française et européenne. Trois filières bénéficient ainsi des standards de certification « pêche durable » parmi les plus reconnus au monde.
Engagée depuis une douzaine d’années dans une démarche de structuration exigeante pour gagner une reconnaissance institutionnelle longtemps réclamée et pour répondre aux défis organisationnels d’un secteur primaire ultramarin, tant au niveau régional, national qu’européen, la pêche réunionnaise est aujourd’hui pleinement inscrite dans une dynamique de développement, d’autonomie et de consolidation de ses acquis, au bénéfice de tous ses ressortissants, du pêcheur à pied à l’armement de grande pêche.
La filière aquacole, essentiellement continentale, est en cours de restructuration et devrait bénéficier dans les prochaines années d’un regain de dynamisme, auquel s’attèlent l’ensemble des parties-prenantes (collectivités territoriales, acteurs privés, administrations d’État, scientifiques et représentants professionnels), avec l’appui du CRPMEM de La Réunion.