La ligne de traîne (LTL)

Depuis l’augmentation de la puissance et de la motorisation des embarcations de petite pêche dans les années 1980, la ligne de traîne est pratiquée en pleine eau, aux abords des « secs » (hauts-fonds sous-marins côtiers) ou autour des épaves dérivantes repérées en surface, pour cibler les espèces pélagiques de thons, marlins, dorades coryphènes…. Ces prédateurs pélagiques sont attirés par les leurres au bout des bas de lignes qui « courent » sous la surface, et viennent mordre ou se mailler dans les hameçons en bout de ligne.

C’est une pêche particulièrement sportive, parfois justement pratiquée dans le but de se confronter à de gros poissons comme les marlins ou espadons voilier : des navires de pêche professionnelle, équipés de « fauteuils de combat » et de cannes solides, pratiquent cette « pêche au gros » et embarquent de nombreux touristes chaque année, comme désormais aussi les pêcheurs artisans côtiers peuvent le faire dans le cadre du « pescatourisme ».

Depuis l’introduction des DCP ancrés à La Réunion au cours des années 1990, les pêcheurs artisanaux côtiers traînent plutôt leurs lignes aux abords directs de ces dispositifs, ce qui leur permet d’économiser du carburant et de limiter leur temps de prospection en mer.
